Et pourquoi pas devenir agent immobilier indépendant ? Allier le goût d’entreprendre avec le sens du contact humain, c’est ce que Benoît a choisi de faire pour sa reconversion. Pour vous, il témoigne de son parcours, des détours qu’il a faits, des réflexions qu’il a dû mener et de la façon dont il a fini par rencontrer ce métier dans lequel il s’éclate aujourd’hui !

Devenir agent immobilier indépendant, histoire d’une reconversion

Vous êtes aujourd'hui agent immobilier indépendant mais cela n'a pas toujours été le cas. Quel a été votre parcours avant cette reconversion ?

Eh bien j’ai eu pas mal de difficultés à l'école avec l'impression de toujours devoir travailler beaucoup plus que les autres. J’ai passé 5 ans au lycée pour finalement obtenir un Bac scientifique. Et sans grande conviction et par défaut, j’ai suivi la voie de mon père et de mon grand-père en m’orientant vers le BTP.

Là, dans cette formation de conducteur de travaux, à l'inverse de ce que j’ai toujours connu, c’est la grande surprise: je suis dans les premiers de la promo ! Le thermostat de ma confiance en moi est au top ! Je poursuis donc mes études sur le cursus ingénieur où je passe 3 belles années avec les copains, malgré beaucoup de travail et de stress.

Une fois diplômé, je trouve un job de jeune ingénieur conducteur de travaux sans difficulté. A l’époque, je manque un peu de maturité et je choisis mon poste davantage en fonction de sa situation géographique que de l'intérêt qu’il représente pour moi. Je quitte donc Paris pour Bordeaux qui offre un cadre de vie plus sympathique. Là-bas, je me sens vite dépassé, sans accompagnement et face à une logique du plus fort qui ne me correspond pas, je suis écœuré. Je démissionne.

construction projet professionnel

Je pense alors faire un virage à 360°: ouvrir un restaurant ou reprendre des études pour faire kiné. Mais devenir agent immobilier indépendant ne fait pas encore partie des options ! Il me faut faire encore quelques détours puisqu’après un entretien dans un cabinet de recrutement, le cabinet lui-même m'embauche pour devenir consultant en recrutement chez Michael Page. Me laissant porter à nouveau, je troque donc mes bottes de chantier et mon gilet de sécurité pour un job de commercial « costard cravate ». Le job est nettement plus serein mais je m’ennuie un peu. J’ai le sentiment que mon potentiel ne s'exprime pas vraiment.

Je décide alors de retenter ma chance dans le BTP mais à un poste moins opérationnel, plus en retrait du chantier, moins exposé au stress. Je deviens chargé d'étude de prix dans une entreprise dans laquelle je reste 7 ans. Le job est intéressant et j’y trouve mon compte…pendant un temps.

Pas encore sur les traces d’un agent immobilier indépendant donc ! Qu'est-ce qui vous a donné envie de changer à ce moment-là ?

C’est un ensemble de facteurs.

Malgré l’intérêt pour mon job, j’ai toujours cette sensation d'être à seulement 20% de mon potentiel. Et une petite voix me répète : « Tu n’es pas encore à ta place. Tu peux largement mieux faire ».

voix interieure

Par ailleurs, le climat au sein de l'agence est délétère, le patron est colérique et soupçonné de harcèlement moral sur certaines personnes, je manque de reconnaissance autant humaine que financière. J’aspire à un climat bienveillant, serein et respectueux dans lequel mon avenir ne dépend pas des humeurs d’un patron.

Et enfin, je ne vois aucune évolution possible au sein de la structure. Et l’envie d’être indépendant me titille.

Lassitude, démotivation et anxiété s'installent. Je fais un burn-out et négocie mon départ.

D’ingénieur BTP à agent immobilier indépendant, une transition à gérer

Et une fois parti, comment avez-vous fait pour choisir votre nouveau métier ?

Les choses se sont faites en plusieurs étapes.

Suite au burn-out, je prends d’abord du temps pour bricoler dans ma maison, retrouver une vie sociale, me vider l'esprit et éviter de penser trop vite à l'après.

Puis, je commence à faire un bilan d’étape sur le plan privé et professionnel qui prend la forme d'un mémoire : qui je suis, ce que j’ai, ce que je veux et ne veux plus, mes atouts, mes finances…

Parallèlement à cela, durant plusieurs semaines, j’assiste à beaucoup de forums, salons, conférences, … Je m'inscris dans des réseaux bordelais pour activer et dynamiser mes recherches, je noircis mon agenda ! Ça me met dans une très bonne dynamique, mon esprit est stimulé par toutes ces rencontres, ces conférences, je me sens bien, vivant, c'est un retour à la vie !

En multipliant mes recherches, je découvre le métier de courtier en travaux qui pourrait être en pleine adéquation avec mon profil, je mène une enquête métier... Mais tous les voyants ne sont pas verts et lors d'une interview, un ancien courtier en travaux m'apprend qu'il est devenu "agent immobilier indépendant". J'échange avec lui sur ce métier que je ne connaissais pas. C’est la révélation !

déclic reconversion

Je fais une nouvelle enquête métier, une étude de marché très précise sur ce job de conseiller en immobilier. Un mois plus tard j'étais à Paris en formation initiale chez SAFTI, un super réseau de mandataires.

Se lancer comme indépendant, c'est difficile. Comment avez-vous géré la transition vers le métier d’agent immobilier indépendant ?

Se reconvertir c'est difficile. On repousse souvent de plusieurs mois ou années sa reconversion par acquis de conscience, par culpabilité (amortir ses études, rentabiliser ses premières années d'expériences, le regard des parents, des autres..). Accepter l'idée de changer de cap est difficile, c'est une grosse remise en question et c'est très courageux.

C'est courageux mais c'est aussi souvent une question de survie, besoin de retrouver son élan vital. Le monde, la société tend à nous éloigner de nos besoins fondamentaux, de notre créativité, de nos rêves d'enfant. Cela fait de nous des gens adaptés, des gens qui doivent rentrer dans un moule. On en perd toute notre créativité, notre potentiel et on se coupe de nous-mêmes. A mon sens il ne faut pas perdre trop de temps et faire un bilan rapidement quand une petite voix en vous (celle de notre "enfant intérieur") nous dit: "j'en ai marre, je suis triste, je ne trouve plus d’intérêt à ce que je fais, je ne suis plus en cohérence avec moi-même. »

difficile de changer

Se lancer comme agent indépendant présente une difficulté supplémentaire, c’est pourquoi il faut agir mais avec un filet de sécurité !

J'avais le poids des responsabilités: marié avec 2 enfants à charge, une maison et un appartement à rembourser sachant que j’apportais le revenu principal du foyer, je n’avais pas le droit à l'erreur !

Dans les bons points, j’avais un entourage qui croyait en moi et seulement 35 ans donc en pleine force de l’âge. De plus, j'avais un peu de trésorerie d'avance et 2 ans d'indemnités pôle emploi plus l’Accre. Quoi de mieux pour une reconversion ?! Je n’allais pas attendre de gagner au loto pour me lancer. Si ce n'était pas maintenant ce ne serait jamais !

J’ai donc décidé de bien maîtriser ma trésorerie et je me suis condamné à réussir.

Comment devient-on agent immobilier indépendant ?

Comment avez-vous choisi votre formation pour cette reconversion ?

Un peu comme si j’achetais un voiture ! J'ai comparé, j'ai enquêté, j'ai questionné, j'ai fait une étude de marché précise en fonction de mes critères.

- Critère 1: je voulais intégrer un réseau d’agents immobiliers qui m'offre les meilleures formations et les meilleurs outils de travail, un réseau de qualité.

- Critère 2: je voulais que ce réseau soit ambitieux et qu’il ait fait ses preuves et qu’il gagne en notoriété.

- Critère 3: je cherchais un esprit de convivialité, de famille, bienveillant

- Critère 4: je cherchais aussi une rémunération attrayante et encourageante.

safti

C’est ce que j’ai trouvé chez SAFTI. J’ai apprécié leur philosophie. Ils se développent bien mais misent essentiellement sur leurs conseillers. D’ailleurs leur ambition est d'être le numéro 1 des réseaux en terme de CA par conseiller. De ce fait, ils investissent sur une formation et un accompagnement hors pair pour leurs adhérents. Le fait également qu’il n’y ait aucun ticket d’entrée à payer et que la cotisation au réseau passe essentiellement par une commission raisonnable sur les ventes m’ont plu. Ils m’ont donné envie de tenter ma chance.

Vous vous en sortez très bien aujourd'hui. Ce n'est pas le cas pour tous les agents immobiliers indépendants. D'après vous, y a-t-il des qualités particulières pour réussir dans ce métier ?

Bien-sûr tout le monde n’est pas fait pour ce métier.

J’ai identifié 3 critères qui me semblent essentiels pour réussir en tant qu’agent immobilier indépendant :

- Critère 1: être extrêmement bien formé. Ce métier ne s'improvise pas. Il ne suffit pas d'avoir un peu de bagout, de prendre les photos d’un bien avec son téléphone portable, de les mettre en ligne et d'attendre que le téléphone sonne.

- Critère 2 : se remettre en question constamment car une fois que vous commencez à maitriser la partie académique du métier que l’on vous enseigne, c'est le terrain qui va continuer à vous former. Sans remise en question quotidienne, vous ne progressez pas.

- Critère 3 : la partie artistique du métier. C’est vous ! Vos qualités humaines...il faut aimer les gens pour performer comme agent immobilier ! L'empathie, la gentillesse, la sensibilité, le savoir être, l'humilité sont les vecteurs de réussite ! Ajouté à cela, être souriant, enthousiasmant, rigoureux, exigent, réactif et extrêmement professionnel !

Devenir agent immobilier indépendant est aussi une très bonne façon d’apprendre à gérer ses émotions. C’est souvent le « yoyo émotionnel ». Tant que les clients n’ont pas signé chez le notaire, tout peut arriver. Avec les années d’expérience, notre mur émotionnel s’épaissit, on devient de plus en plus « béton / téflon » comme nous le répète souvent Marc Brimeux co-fondateur de SAFTI - béton pour encaisser les coups et téflon pour passer à autre chose.

Et finalement, aujourd'hui comment vivez-vous votre quotidien professionnel ?

Benoit Berlie

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. » disait soi-disant Confucius.

Et bien je crois que j’aime mon travail ! Je suis bien plus heureux, bien plus épanoui dans ma vie professionnelle, ce qui améliore aussi nettement ma vie de famille.

Je reçois énormément de gratitude et de reconnaissance. De nombreux clients me font de magnifiques témoignages de remerciement et de recommandations ; ça m'émeut à chaque fois.

J’ai aussi une belle reconnaissance financière. Je gagne aujourd’hui très bien ma vie. Ce qui aurait été nettement moins le cas en agence immobilière classique. Je pense être dans ma zone de compétence... il paraît qu'il existe aussi une zone de génie... je suis en quête !

Aujourd’hui j’ai cette forte envie de témoigner, de partager mon expérience et de faire découvrir ce beau métier d’agent immobilier. Je suis très ouvert et disponible et je propose d’ailleurs chaque semaine des réunions d'information pour le recrutement, en présentiel ou à distance. N’hésitez pas à me contacter (Benoit Berlie au 0783440924 ou sur benoit.berlie@safti.fr) pour y participer !!

Merci Benoît pour ce partage d’expérience plein d’enthousiasme ! Je retiens ceci : « écoutons notre petite voix intérieure et ne tardons pas trop pour traduire ses paroles en acte. » Et si vous avez besoin d’aide pour ça, vous savez que vous pouvez compter sur les coaches Cap Cohérence. ;°)

Annabelle pour Cap Cohérence