« Choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie ». C’est pas moi qui le dis, c’est Confucius ! Déjà, dans la sagesse antique, l’épanouissement professionnel passait par l’alliance entre plaisir et travail. Pour trouver sa voie, il suffisait de se laisser conduire par son désir. Oui, mais pourquoi ? Peut-on vraiment vivre de sa passion ? Est-il possible de prendre du plaisir en travaillant ? La réponse est clairement Oui. Et c’est ce que nous prônons ici, au sein de l’équipe Cap Cohérence.

Faire un travail qu’on aime est important

Quand on se reconvertit, c’est souvent que l’on est arrivé au bout d’un cycle. L’emploi que l’on occupait jusqu’alors n’a plus de sens. On se sent en décalage avec ses aspirations, avec qui on est vraiment. On n’a qu’une seule envie : faire un travail qu’on aime. Il est logique que le nouveau projet soit plus conforme à notre personnalité et nos envies. Et donc nos centres d’intérêts.

Quand le nouveau métier est construit sur des bases solides, comme les intérêts, les talents, les valeurs ou les besoins, il devient cohérent avec tout notre être. Peu de chances qu’on se sente à nouveau en décalage avec quand on a trouvé sa voie.

Construire son projet à partir de ce qu’on aime faire, lire, ou rencontrer permet en plus de puiser la motivation nécessaire pour braver tous les obstacles qui pourraient jalonner le chemin de votre reconversion.

Attention, c’est simple à dire mais dans les faits, cela va demander un minimum de réflexion et de créativité. Si vous êtes cadre en marketing et que vous adorez les émissions de santé, la solution ne sera pas forcément de devenir visiteur médical ou présentateur télé. Il y a toute une variété de possibilités entre les deux, qui mériteront d’être explorées au cours de votre réflexion.

Peut-on vraiment gagner sa vie en faisant un travail qu’on aime ?

En d’autres termes, peut-on vivre de sa passion ? Là encore, ce n’est pas parce que vous aimez les chats et que vous êtes intarissable sur le sujet, qu’il suffit de créer une activité autour de ces animaux pour gagner votre vie. Avoir l’idée, c’est bien, reste ensuite à la communiquer et à en vivre.

Ce que j’ai constaté, c’est qu’on a plus de chance de vivre confortablement en faisant un travail que l’on aime que l’inverse. Car si la motivation vient exclusivement de la rémunération, sans tenir compte du contenu du travail, l’épuisement arrive à un moment ou à un autre. Avec les conséquences, physiques et mentales, à assumer.

En choisissant un métier que vous aimez, vous allez naturellement avoir envie de vous améliorer. D’en savoir plus, d’en faire plus, de monter en compétences. Et ce, sans effort puisque vous suivez votre désir profond. Vous serez donc pro-actif, vous donnerez le meilleur de vous-même et vous augmenterez les chances de réussite de votre projet.

Aimer ce que l’on fait, c’est le signe qu’on a trouvé sa voie. C’est aussi meilleur moyen d’avoir une motivation au top et une foi qui permet de déplacer des montagnes.

Est-il possible de prendre du plaisir en travaillant ?

Oh que oui, mille fois oui ! Je parle pour moi mais aussi pour de nombreuses personnes qui se sont reconverties. Si le chemin n’est pas facile, peu d’entre eux regrettent leur choix elles gagnent en qualité de vie et en épanouissement. Et ça, ça n’a pas de prix !

Il est vrai qu’en France, traditionnellement selon la tradition judeo-chrétienne, prendre du plaisir sans en payer une contrepartie est suspect. En plus, si l’on revient à l’étymologie du mot travail, qui était un instrument de torture, on a vite fait de se persuader que oui, travailler fait mal et qu’hormis cela, point de salut.

C’est la croyance partagée par beaucoup. Le travail doit être pénible. Sinon ce n’est pas du travail. Le pire, c’est qu’on finit par s’en convaincre. Malheur à celui qui dira le contraire, sous peine de passer pour un tir-au-flanc, un looser ou un illuminé.

Le risque d’appliquer cette croyance pour vous-même c’est de gaspiller votre vie. De ne pas trouver sa voie. De gâcher 8 heures par jour, 5 jours par semaine et 11 mois par an à passer à côté de ce qui pourrait vous faire vibrer. Et à force de passer à côté, vous gaspillez vos talents alors qu’ils pourraient servir au Monde. Au final, vous oubliez votre propre personnalité et votre feu sacré s’étiole. Fini de rire, votre vie devient de plus en plus morose pendant que vous vous éteignez à petit feu.

Je le réaffirme ici. On peut faire un travail qu’on aime et se lever tous les matins avec le sourire pour aller travailler. C’est ce que je vis depuis 2 ans. Depuis que j’ai concrétisé ma propre reconversion professionnelle et que j'ai trouvé ma voie. Lorsque le week-end arrive, je suis ravie d’être off et d’avoir du temps libre mais lorsqu’arrive le dimanche soir, je suis ravie de pouvoir retourner à mon bureau le lundi. Si si, je vous assure !

Comment rallumer la flamme ?

La première chose à faire : vous reconnecter à vos centres d’intérêt. Même si ce n’est pas au travail. Vous aimez dessiner ? Faites-le. Vous adorez le théâtre ? Prenez des cours. C’est l’écriture qui vous branche ? Ouvrez un blog sur un sujet qui vous anime. Passez à l’action. Tout de suite. Et la flamme se rallume.

Ainsi soulagé(e), vous pouvez récupérer du plaisir dans votre vie personnelle au moins. Et en parallèle, penchez-vous sérieusement sur votre reconversion. A ce stade, un accompagnement s’avère utile pour trouver sa voie. Seul, on peut aller jusqu’à un certain point. A deux, on va plus loin. Bénéficier d’un regard extérieur, neutre et bienveillant permettra de mettre en ordre vos idées, de gagner de la confiance et de faire taire les voix intérieures qui adorent vous saboter le travail.

Oui mais je ne sais pas ce que j’aime vraiment

Mais si vous le savez ! La réponse est là, au plus profond d’entre vous. Elle est juste parasitée par vos doutes et votre mental, vous n’y avez pas accès. Alors respirez. Tranquillement. Voilà. Faites le calme et écoutez.

Quels sont les sujets qui vous animent ?
Quels livres composent votre bibliothèque ?
A quoi pouvez-vous passer du temps sans vous lasser ?
Si vous saviez que vous ne pouviez pas échouer, que voudriez-vous faire ?
En quoi les autres disent-ils que vous êtes bon(ne) ?

Relisez vos notez et relevez ce qui revient plusieurs fois. La réponse est quelque part par là, tout près…

Je suis curieuse, inscrivez ici dans les commentaires vos centres d ‘intérêt, je veux tout savoir !!!

Marjorie LLOMBART