La crise de la quarantaine est une crise profonde qui bouscule, révolutionne brutalement ou insidieusement les habitudes quotidiennes. Son apparition peut être très violente et sembler frapper à l'improviste mais il n'en est rien!

Sensation de fatigue persistante, grande lassitude, pensées répétitives qui tournent en bouclent, envie de tout plaquer, sentiment d'impuissance face aux nombreuses pressions sociales et professionnelles, le quotidien perd tout son sens.

Il se tranforme en une lutte épuisante face à la myriade de sollicitations journalières.

Notre corps, nos muscles, notre esprit se rebellent, nous envoient des signaux que l'on ignore, trop occupé à gérer, à planifier! Notre âme est en peine! Où s'est-elle donc égarée?

Pourquoi cette crise? Pourquoi autant de difficultés à vive sa vie?

Suite à vos nombreux témoignages à mon précédent article sur la crise de la 40ène démontrant que vous êtes très nombreux à vivre ce douloureux passage (personnellement ou par procuration à travers la crise d'un proche), j'ai eu envie d'aller plus loin pour vous aider à comprendre le vortex dans lequel on se sent aspiré au coeur de la crise!

Dès le départ dans la vie, on est projeté dans le monde des obligations: des études suivies parfois par dépit, contrainte ou inertie, puis propulsé dans la vie dite "active" dans des postes plus ou moins gratifiants. On se concentre ensuite sur la construction d'une carrière, de relations sociales, d'une image de soi. Entre temps, on fonde une famille la plus idéale possible (avec sa dote moderne: achat de maison, voiture, et autres biens). Et l'on mène de front les nombreuses charges dues aux différents rôles et statuts que l'on endosse.

Les mots d'ordre qui accompagnent votre vie sont alors: responsabilités, devoirs, prises de décisions, bonne image sociale, bon salaire, niveau de vie (avec leur cortège de signes extérieurs de réussite), performance, adéquation et efficacité face aux problèmes.

Et peut-être même "être une personne importante voire influente" !

Mais à quel prix ?! Qu'avez-vous fait de VOUS durant tout ce temps? Où en êtes-vous par rapport à vous-même? A vos désirs véritables, à vos besoins, vos valeurs, vos envies, vos rêves? Les connaissez-vous seulement ?

Étiez-vous vraiment là, non seulement avec votre corps en mouvement et votre énergie mais aussi avec votre âme et votre cœur durant tout ce temps?

Pas si sûr !

De nombreux symptômes, des signaux d'alarme physiques et/ou psychiques se sont manifestés durant plusieurs mois voire plusieurs années avant que vous ne basculiez dans le profond mal-être de la crise de la quarantaine: fatigue persistante, irritation, envie de fuir, de tout plaquer, désintérêt pour les choses quotidiennes y compris pour ce que vous aimiez auparavant, plus envie de rien, vous rêvez les yeux ouverts d'un ailleurs différent mais inconnu.

Autant d'indices avant-coureurs que quelque chose dans votre vie n'est pas en équilibre entre vos réels besoins et ce que vous vivez. Le fragile équilibre "bénéfices-inconvénients" de la balance de la vie est rompu!

Mais vous continuez à avancer, ignorant ces signaux qui clignotent de plus en plus!

Bonjour crise de la quarantaine!

A' 38, 43, 48 ou 50 ans. Peut importe, c'est elle! C'est la crise du milieu de vie! Elle s'empare de toutes les sphères de votre existence: famille, relations, affects, travail, intellect, spiritualité. Elle occupe tout l'espace et le temps de vos journées, sans relâche! Rien ne lui échappe!

Que vous soyez homme ou femme, si ses manifestations peuvent être différentes, cette période est à l'identique porteuse de grande souffrance, de profonde confusion et de questionnement.

Pourtant, cette crise de la quarantaine, ne serait-elle pas au contraire une chance de rectifier sa trajectoire de vie, une opportunité de se (re)mettre à l'écoute Soi, des enseignements qu'elle prodigue, de remettre les pendules à l'heure?

Vous souffrez terriblement dans ce marasme qui a fait voler en éclat votre univers sécurisé?

Vous cherchez désespérément des réponses, des solutions, une ligne de conduite qui puissent vous aider à trouver une issue, un chemin à parcourir pour tenter de retrouver un équilibre dans le chaos?

Je vous propose ici des éléments qui pourront vous aider à y voir plus clair dans le brouillard opaque qu'est la crise de la quarantaine.

1. LA CRISE DE L'APPROCHE AU TEMPS !

La crise de la quarantaine c'est l'épreuve évidente du temps qui passe, d'un changement de rythme physiologique et psychique involontaire qui peut se déclarer soudainement par un évènement déclencheur extérieur (perte d'emploi, départ des enfants du " nid familial "...).

C'est aussi la crise d'une conjonction entre l'histoire personnelle de chacun et celle de la société contemporaine. Un croisement de facteurs qui en accentue la violence et la puissance.

C'est la sensation angoissante de perdre le contrôle sur le cours inexorable de sa vie. Comme si celui-ci s'échappait ou qu'il gouvernait notre vie à son bon gré.

Ignorer cette transition de vie, c'est se mettre à risque de répéter inlassablement les mêmes schémas de dysfonctionnements qui ont débouchés sur cette crise, schémas relationnels, comportementaux et psychiques délétères pour notre équilibre intérieur.

Nous vivions dans un contexte ultra exigent, dans une société en demande constante de performance, d'optimisation, de rendement, de rapidité dans chaque sphère de notre vie. Ces injonctions permanentes génèrent une pression considérable sur nos existences fragiles.

L'accélération technologique et de la communication (mails, chats, visioconférences, réseaux sociaux) a placé nos amis, nos relations, notre accès au monde à portée de clic.

L'évolution rapide des techniques (des moyens de transports par exemple), ont permis d'accéder à des lieux inimaginables, en quelques heures. L'organisation chronométrée de juteux Tours Operators planifie nos vacances dans les moindres détails, en quelques jours optimisés, compactent au maximum visites culturelles, balnéation, activités sportives et autres, nous donnant l'illusion d'avoir profité de jours de "farniente " qui signifie pourtant "ne rien faire" en Italien! Paradoxe des " Temps Modernes " (Charly Chaplin version 2016!).

Tout doit être produit en 48H, livré en 24H, réparé ou remplacé en 12h, cuisiné en 10 mn,...!

Speed dating, speed job, speed test, speed training, speed burger...! Le syndrome du Speed a envahi nos vies. Optimiser le temps comme si nous devions battre des records et entrer dans le livre des Guinness pour chacune de nos actions, comme si notre survie en dépendait!

Nos vies sont scandées au rythme des Dead Line!

On ne parvient plus à instaurer son propre rythme à ses journées, à remplir son temps tel qu'on le voudrait avec les activités dont nous déciderions de la valeur et de la teneur. Pour soi, on se contente de miettes de temps!

Mais le savons-nous encore ce que nous voulons, ballottés entre 1000 contraintes et impératifs à 200/H?

La crise de la quarantaine oblige à s'interroger sur le Temps!

Comment je passe mes journées, mes moments présents? A faire quoi? Avec qui? Dans quel but?

Cette crise du milieu de vie étale devant nos yeux avec une cruelle évidence que ce temps est compté. Nous pensions le posséder, le manier selon notre bon vouloir. Il ne nous appartient pas. Contradiction du temps dont on dispose et que l'on consomme à toute vélocité, à coup de " il faut...", " je dois..." qui en altère la densité!

On ne fait que fuir le temps y compris celui de la crise de la quarantaine!

C'est le moment au contraire de prendre son temps, de ralentir, de laisser émerger les réponses au questionnement que la crise du milieu de vie suscite.

Car le risque est de vouloir à nouveau contrôler illusoirement le temps pour sortir de la crise! Mais on ne fait que répéter la même chose avec autre chose! On prend alors de (mauvaises) décisions hâtives (tromper son conjoint par exemple) pour s'épargner le travail de réflexion sur soi qui s'impose.

Au travail, même topo! On en fait encore plus pour faire face aux pressions des modes de management et de production.

La nourriture, idem! On la consomme comme on consomme le temps: mono-portion, prédécoupée, pré-cuite, calibrée, préparée, empaquetée, pré-cuisinée, prête à être enfournée !

Conséquences?

  • les liens se tissent et se délitent aussi rapidement que ce font les rencontres sur le net, déstabilisant nos besoins de sécurité affective,
  • on recompose les familles aussi vitre que les couples ne se défont, en perdant points de repères affectifs et référents,
  • on atteint les étages voire le sommet de l'ascenseur social et soudain, on se retrouve à la case " chômage" en un instant, des "étoiles au étables" dit un dicton Italien, compromettant dangeureusement l'image sociale que l'on s'est construit des années durant s'y accrochant tel un bernique à son rocher et sur laquelle reposait notre identité, celle qui nous définissait aux yeux des autres et à nos propres yeux!
  • on s'ennuie (au travail, en famille) et on perd le sens de nos actions qui semblent vaines et inutiles ( "A quoi bon!" se dit-on),
  • on stresse en vacances, on revient plus stréssé qu'au départ, le corps fatigué, l'esprit épuisé par l'absence de repos réparateur et de légèreté bienfaisante,
  • une sensation pérenne d'urgence, d'inadéquation, un sentiment de culpabilité de plus en plus envahissant mettent à mal l'estime de Soi.
  • une angoisse crescendo du timing et une crainte grandissante de ne "pas y arriver" étreint notre torax, mettant à mal la confiance en soi, en ses capacités et compétences.
  • La réalité se dilue dans le flot des activités quotidiennes comme si on se regardait vivre sans y prendre réellement part et avec elle, notre identité en tant que personne, le sentiment d'être présent à soi-même et au monde. On s'éloigne de Soi.
  • Le désir vital s'effiloche, on perd l'envie de tout, les idées noires émergent et le découragement devant chaque journée qui commence est plus lourd.

C'est la porte ouverte au Burn Out, aux maladies organiques et psychosomatiques, à la dépersonnalisation, à l'exaspération voire aux éclats de violence pour des faits mineurs, au travail ou en famille.

Les événements et affects nous emportent ou glissent littéralement sur nous sans que l'on s'y arrête, déjà happé par un futur proche que l'on harponne croyant être le Maître du Temps, sans pour autant se sentir vraiment vivant!

Non, nous ne maîtrisons plus rien ! Nous sommes devenus des marionnettes projetées à 200 à l'heure dans le flux des événements quotidiens.

Le "courtermisme", en changeant la donne, a raccourci notre vision de nous-même, de nos vies toujours en sursis! La crise de la quarantaine est au cœur de cette relation au temps!

A force de se projeter continuellement en avant dans le vortex des choses à faire (payer les factures, gérer les contraintes - des courses, du loyer, du lave-vaisselle en panne, prévoir le plan de retraite, le forfait téléphonique familial, le payement des assurances, le prêt immobilier, les vacances, les entraînements sportifs, les études des enfants...), on a oublié d'Etre au détriment du Faire!

Notre présent est un fuite perpétuelle en avant!

On pense maîtriser le temps, le dominer par la seule force de la planification mais c'est Chronos qui nous a dévoré!

Parfois, on se retourne vers le passé pour (se) juger, ruminer, critiquer ce que l'on n'a pas fait, qu'on aurait pu/dû faire. On s'évalue impitoyablement.

Ou alors on se réfugier avec nostalgie dans un espace-temps de souvenirs réconfortant mais désormais éteint.

Le temps pour vivre s'est volatilisé, échappé! Et maintenant?

Prises de conscience brutales du temps perdu! Nous nous sentons perdu, impuissant!

C'est la crise de la quarantaine!

2. LA CRISE DU SENS ET DE LA DIRECTION !

On attribut en permanence un sens pragmatique à nos actions, à ce que nous vivons, aux événements qui jalonnent notre vie.

Nous avons oublié la phase de "tous les possibles" de notre adolescence, lorsque nous prenions le temps de "refaire le monde", de le rêver différemment, d'écouter nos envies.

Cette prise de conscience de la crise de la quarantaine qui change la perception sur notre vie, nous fait perdre la direction prise il y a longtemps. Deux types d'événements mettent en alerte:

  • un élément extérieur: chômage, départ des enfants de la maison, promotion attribuée à un salarié plus jeune, la vue qui baisse obligeant le port de lunettes, un essoufflement inconnu en faisant un effort...
  • une sensation intérieure: que le temps échappe, l'impression d'être dépossédé de sa vie, de ne pas avoir réalisé ce que l'on espérait, d'avoir gaspillé des moments, des opportunités qui deviennent source de frustration ou d'angoisse!

Durant la crise de la quarantaine, le niveau de résistance à la frustration est au plus bas et peut donner lieu, en fonction de la personnalité et de l'histoire de chacun:

  • un mal-être profond plein d'angoisse et de doute,
  • un état d'euphorie et d'exubérance et une envie de tout plaquer!

Dans les deux cas, il s'agit d'une profonde remise en question. Le risque est de passer à l'acte sans avoir réfléchi aux conséquences et au sens de la crise, interrogé ses raisons et extrait les enseignements qui permettront de mieux rebondir, en cohérence avec Soi, les autres et le monde autour de soi.

Tels des Copernic, c'est l'occasion de révolutionner l'ordre de notre univers en y apportant un mouvement nouveau par l'apprentissage que nous retirons de la crise de la quarantaine. Ne soyons plus figés sur des principes et croyances qui entravent l'évolution de notre vie!

Changer de direction de vie ne signifie pas simplement changer les aspects extérieurs mais bien regarder différemment notre histoire en questionnant la réalité que nous vivons.

Oui, la crise de la quarantaine est une zone de turbulence étendue. On perd le Nord! Notre boussole intérieure s'affole. C'est une période de remise en question de tout et sur tout!

Elle est si dérangeante et vitale qu'elle peut s'étendre de quelques mois à plusieurs années (jusqu'à deux ans). Il est donc fondamentale de lui donner tout l'attention qu'elle mérite.

Elle correspond à un bilan du milieu de vie. On pose un constat sur ce que l'on a réalisé jusque-là, sur ce que l'on a vraiment construit jusqu'ici:

  • Qu'a-t-on concrétisé? Exploré? Vécu?
  • Quel risque a-t-on pris pour tenter de réaliser vraiment ses aspirations et projets d'adolescent ? A quoi a-t 'on renoncé ? Pour quelles (bonnes ou mauvaises) raisons?
  • Quelles opportunités a-t-on su saisir?
  • Que pensons-nous de ce que l'on est devenu à ce jour ?
  • Qu'a-t'on fait de ses rêves d'adolescent?
  • Quels types de relations a-t-on tissées ? Qu'est ce qui a motivé les choix effectués?

Bref...qu'a-t-on fait de sa première moitié de vie?

Interrogations terribles, angoissantes à plaisir surtout lorsque l'on n'a pas développé l'habitude de se questionner régulièrement sur ses choix durant tous ses années! La crise de la quarantaine met l'accent sur le sens de nos actions et sur la direction de notre vie!

C'est la crise que certains nomme un peu cyniquement "de la dernière chance"!

Même si cette vision est quelque peu catastrophiste en vue des émotions brutales et contradictoires qui alimentent cette période, cette crise du milieu de vie est un moment clou: celui de mettre les pendules à l'heure! Comme pour les fuseaux horaires et latitudes géographiques du monde, il ne peut y avoir consensus sur une heure exacte, identique pour tous.

A chacun de trouver la sienne et qui sonne juste!

Il est donc important de travailler sur:

  • ses besoins et d'envies,
  • son parcours personnel et professionnel
  • son histoire de vie
  • ses croyances sur le sens de la vie, les autres et sur soi
  • ses valeurs essentielles à chacun
  • les différentes sphères de sa vie (intime, relationnelle, expérientielle, professionnelle) principalement affectées par la crise
  • le vécu émotionnel et physique.

A ne pas faire !

  • Confondre les changements extérieurs à soi (processus externe) avec les changements intérieurs typique d'une transition de vie (processus interne)!

Le vécu intime de la crise de la quarantaine doit être pris en compte et compris (voir la 2ème partie de l'article, à venir), les leviers de la construction de l'histoire de chacun mis en évidence, afin d'envisager des réaménagements des grands domaines de la vie!

On remet ainsi du sens au coeur de son histoire et on (re)prend la bonne direction en cohérence avec ses choix profonds.On est apte à prendre les bonnes décisions en toute conscience, responsable de ses désirs, d'en assumer la réalisation et les conséquences.

3. LA CRISE DE VALEURS PERDUES!

La crise de la quarantaine est le temps d'une transition de vie. C'est le moment de la mise en évidence des besoins essentiels.

Les changements fondamentaux qui s'y opèrent poussent à mesurer l'étendue des renoncements ou des oublis de Soi effectués.

Durant cette phase, on observe des changements:

  • physiques (la nature semble reprendre ses droits sur le corps qui change et oblige à repenser l'image de soi)
  • physiologiques (les orgasmes se fatiguent et demandent des attentions et rythmes différents)
  • émotionnels (on se sent vide, épuisé, en rupture; on aspire à plus de plénitude, d'harmonie, d'authenticité)
  • professionnels (on désire exploiter ses capacités, son potentiel, sa créativité, se sentir plus libre, responsable et autonome, estimer ou reconnu pour ses compétences)
  • comportementaux, (par exemple on se met à faire des choses que l'on n'avait jamais fait, avec précipitation sans y réfléchir)
  • relationnels (on désire des relations plus authentiques, se délester des convenances ou d'une image sociale étriquée ou en porta-faux avec ce que l'on ressent, on ressent un distance avec notre conjoint, un décalage entre le dialogue auquel on aspire et celui qui existe vraiment)
  • spirituels (on ressent un vide, un manque, une traversée du désert des Cathares psychique)

Ce chamboulement de l'être à 360° ne peut être indolore! Les objectifs de vie précédents perdent tout leur sens. Nous nous cherchons, à l'aveugle!

Chaque matin, semblable un condamné aux travaux forcés, la journée professionnelle et personnelle qui se déroule devant soi semble insurmontable. Les multiples préoccupations qui encombrent le quotidien embuent l'esprit.

Tel Sisyphe poussant inlassalement devant lui son lourd rocher sans trêve, vous partez travailler, à la seule force d'inertie qui vous reste, en vous demandant "mais pourquoi?"

Cette remise en question est le signal fort que avez oublié ou perdu en chemin, les valeurs qui vous constituaient. Que ce que vous vivez ne vous correspond pas (ou plus) intérieurement. C'est une prise de conscience que votre place au monde est ailleurs ou différemment.

Vous avez privilégié le " faire " (une carrière, une maison, des enfants, une famille, une image sociale, une entreprise,acquérir des biens matériels) jusqu'à aujourd'hui. Maintenant ce qui s'exprime en vous à travers ce mal-être, c'est votre besoin, votre nécessité d'être !

La crise de la quarantaine met en évidence ce besoin de changement. Mais changer quoi ? Comment?

Dans la "balance de la vie", si le plateau que nous appellerons des bénéfices est soudain déficitaire par rapport à celui des "inconvénients", c'est-à-dire que les bénéfices que l'on extrait de la vie menée (travail gratifiant, couple harmonieux, reconnaissance, relations amicales ...) sont moindres par rapports aux insatisfactions (crise de couple, mal-être au travail...), alors on bascule dans la crise car on ne s'y retrouve plus. L'équilibre est brisé. Les préjudices que l'on subit nous affectent et vident.On souffre!

Alors, on ressent confusement le besoin de changer, de s'engager vers autre chose davantage en adéquation avec nos envies, nos valeurs, plus harmonieux avec ce que l'on ressent.

4. LA CRISE DES EMOTIONS BOUILLONANTES!

Ah! Les émotions!

L'une des caractéristiques de la crise de la quarantaine est qu'elle déclenche un tsunami d'émotions contradictoires. Celles-ci compliquent bien la compréhension de ce qui se passe en soi. Car elle peuvent fourvoyer, dépister. Une émotion peut en cacher une autre, moins lisible, plus profonde.

Alors, comme Ulysse on risque d’être emporté par le chant des sirènes; vers des chimères inaccessibles ou trompeuses! ( ce que l'on appelle le dénom de midi par exemple)

Pourtant les émotions sont de précieuses alliées! Elles sont les indicateurs, les jauges du réservoir d'énergie et de l'état de santé psychique d'une personne. Chaque fois que l'un de nos besoins est bafoué, insatisfait, on s'éloigne de notre cohérence. Nos émotions nous le font savoir, fidèles sentinelles de nos états d'âme, à l'avant-poste de la protection de notre équilibre !

Plus on s'installe dans un processus de déni de nos besoins, plus on réprime le ressenti, les émotions, en adoptant des comportements dits "compensatoires" (par exemple manger plus, on se met grossir mais tant que l'on maintient son poids dans une limite acceptable, on continue jusqu'à l'apparition d'un diabète, qui oblige alors, à repenser son mode de vie!).

A force de ne pas prendre soin de soi, de ses besoins, on finit par s'oublier complètement.

Le plateau de la balance "préjudices" s'alourdit toujours plus par rapport aux bénéfices obtenus. La souffrance s'installe et le déséquilibre devient de plus en plus profond. Et il arrive que, pris dans le tourbouillon de la crise de la quarantaine, on plonge dans des comportements dysfonctionnels et dangeureux (rouler plus vite en voiture par exemple) en y ajoutant des comportements compensatoires (fumer plus, boire plus, travailler plus...). La boucle est bouclée, la maladie psychique, physique (burnout, dépression et/ou physique) pointe le nez!

De plus, les émotions non comprises brouillent la communication entre conjoints, enfants et relations sociales! Incapable de les décoder, on se sent tel un illettré devant l'encyclopédie Universalis!

Pour ne pas être englouti dans la cacophonie émotionnelle intérieure, accueillez et écoutez ces émotions. Elles ont des choses à vous dire, bâillonnées depuis trop longtemps.

Que vous ressentiez de la colère, de la tristesse ou de la peur face à la crise de la quarantaine, ces émotions sont les messagères de vos besoins véritables!

L'anxiété, l'inquiétude touche tout un chacun durant cette période. Vous avez l'opportunité de mettre de l'ordre dans vos priorités afin de faire évoluer la situation.

Et si on ne peut décider des émotions que l'on ressent, on peut en accompagner l'impact sur soi et sur les autres. Pour cela il faut les reconnaître et les désigner (qu'est ce que je ressens?). Cela permet d'en contenir voire d'en désamorcer les effets aussi désordonnés que des " minions " dans le film homonyme!

La pression continue sous le poids écrasant des impératifs de performance exigés tout le temps et la lassitude extrême qui en découle, engendrent un flot de pensée négatives génératrices d'émotions fortes. Alors, le besoin de légèreté, de soulager ses épaules de ses innombrables contraintes oppressantes se fait plus pressant et peut nous orienter vers un superflu qui nous éloignent encore plus de nos vrais besoins !

Aussi, dans cette délicate phase de la crise de quarantaine, il peut être très important de se faire accompagner.

5. SE FAIRE ACCOMPAGNER POUR SORTIR DE LA CRISE.

Pourquoi est-il important de se faire accompagner dans cette étape?

  • Pour sortir de l'urgence de l'impasse et de l'angoisse
  • Pour revoir et identifier ses priorités de vie
  • Pour reprendre confiance
  • Pour reprendre contact avec ses valeurs
  • Pour comprendre ses émotions et leur langage dans le chaos
  • Pour dépoussiérer ses rêves, ses envies profondes, ses projets laissés en jachère
  • Pour réinventer son approche du temps, pour en être pleinement conscient
  • Pour décider de la suite à donner à son histoire et et en amorcer l'écriture.

Parce que vous ne savez plus où vous en êtes, que votre identité est en débâcle et que de poser votre fardeau devant un professionnel compétent vous aide à voir ce qu'il y a à l'intérieur de vous et à faire le tri.

Et quand je parle d'accompagnement, je pense "coaching" !

Le coach écoute attentivement votre confusion, vos difficultés face à la crise. Il vous aide à comprendre votre perte de repère, à décrypter vos émotions, à formuler vos besoins et mettre en évidence vos valeurs, à définir un nouveau but, des objectifs. Vous vous sentirez accueilli, sans jugement, sans devoir justifier ou cacher les contradictions qui vous agitent!

Dans un espace-temps de lâcher-prise sécurisé, qui vous est entièrement dédié (quand était-ce la dernière fois que vous vous l'êtes octroyé?), votre coach vous permet de légitimer votre ressenti,de le comprendre afin de vous pacifier avec votre parcours jusque là.

Mais aussi de mettre en relief les éléments importants et de redonner leur juste dimension à d'autres et d'en tirer les apprentissages nécessaires pour construire, enfin, votre propre légende personnelle! ("l'alchimiste " Paolo Coelho)

Si vous souhaitez approfondir encore ce sujet, je vous invite à lire la suite de cet article où vous trouverez des pistes à suivre pour sortir de la crise de la quarantaine : crise de l'éveil, partie 2 !

Enfin, écrivez-moi. Je serai heureuse de vous accompagner dans cette difficile mais enrichissante épreuve !

Vous pouvez pour cela directement cliquer sur "Me contacter" en bas à droite de cet article.

Myriam Diougoan Blanch, coach professionnelle, membre du réseau Cap-Coherence